La véritable Arme de Destruction Massive
de l'Iran:
La Bourse du Pétrole en mars !

Initiative pour la promotion de la paix / promotion for peace : Axis for Peace - http://www.axisforpeace.net

En mars 2006, l'Iran vendra son pétrole en EURO (véritable bombe pour l'économie américaine)
In 2006 of Mars Iranian Oil Bourse will sold oil in EURO (The BigOne for US economy)

Source fr

La proposition d’une bourse iranienne du pétrole,
par Krassimir Petrov, Ph.D - Gold-Eagle.
27 janvier 2006

Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain.
L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006.
Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros.
En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar.

Le projet d’une bourse iranienne du pétrole accélérerait la chute de l’empire américain.

Gold-Eagle, 19 janvier 2006.

I. L'économie des Empires

Un état-nation taxe ses propres citoyens, tandis qu’un empire taxe d’autres états-nations. L’histoire des empires, du grec au romain, de l’ottoman au britannique, nous enseigne que la base économique de tout empire est la taxation d’autres nations.
La capacité impériale de taxer s’est toujours accompagnée d’une économie plus efficace et plus puissante, et comme conséquence, une puissance militaire plus efficace et plus puissante.

Tandis qu’une partie du prélèvement était affectée à l’amélioration du niveau de vie de l’empire, une autre partie était affectée au maintien de la domination militaire nécessaire pour pouvoir prélever les taxes.

Historiquement, la taxation des états sujets a pris différentes formes - généralement sous la forme des métaux or ou argent, là où ils servaient de monnaie, mais aussi sous forme d’esclaves, de soldats, de récoltes, de bétail, ou autres ressources agricoles et naturelles, et tous les biens exigés par l’empire que l’état-sujet pouvait fournir.
Historiquement, la taxation impériale s’est toujours exercée d’une manière directe : l’état-sujet remettait ses biens directement à l’empire.

Pour la première fois dans l’histoire, au vingtième siècle, les Etats-Unis ont pu taxer le monde entier d’une manière indirecte, par l’intermédiaire de l’inflation.
Ils n’ont pas mis en place un prélèvement direct, comme tous les empires qui les ont précédés, mais ont distribué leur propre devise, le dollar US, aux autres nations en échange de biens avec comme conséquence prévue une inflation et une dévaluation de ces dollars qui étaient ensuite récupérés en échange d’une quantité inférieure de biens - la différence constituant la taxe impériale US.

Voici comment ils ont procédé.
Au début du vingtième siècle, l’économie US a commencé à dominer l’économie mondiale. Le Dollar US était indexé sur l’or et par conséquence sa valeur ne connaissait pas de fluctuations, puisqu’elle correspondait toujours à la même quantité d’or.
La Grande Dépression, précédée par une inflation entre 1921 et 1929 et l’explosion des déficits budgétaires, a provoqué une nette augmentation de la quantité de monnaie en circulation, rendant ainsi impossible l’indexation du dollar sur l’or.
Ce qui amena Roosevelt en 1932 à supprimer l’indexation du dollar sur l’or. Jusqu’à là, les Etats-Unis dominaient le monde, mais uniquement d’un point de vue économique. Ils n’étaient pas encore un empire.
En distribuant des dollars convertibles en or, des dollars à valeur constante, les Etats-Unis ne pouvaient tirer des bénéfices économiques de leurs échanges avec d’autres pays.

D’un point de vue économique, l’Empire Américain est née en 1945 avec (les accords de) Bretton Woods. Le dollar US n’était pas totalement convertible en or, mais était encore convertible en or uniquement pour les gouvernements étrangers.
Le dollar devint ainsi la monnaie de réserve du monde. Ceci fut rendu possible parce que, pendant la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis avaient fourni des biens à ses alliés en exigeant de l’or en guise de paiement. Les Etats-Unis ont ainsi accumulé une bonne partie de l’or mondial.
La constitution d’un empire n’aurait pas été possible si, après les accords de Bretton Woods, la quantité de dollars en circulation avait été limitée à celle de l’or disponible, afin de pouvoir garantir la parité.
Mais la politique « du beurre et des canons » des années 60 était une politique impériale : le volume des dollars fut sans cesse accru pour financer la guerre du Vietnam en même temps que le projet de Grande Société du président Lyndon B. Johnson.

La plupart de ces dollars étaient mis en circulation à l’étranger en échange de biens et n’étaient pas rachetés pour la même valeur. L’augmentation des quantités de dollars détenus par des étrangers, alimentée par les déficits US endémiques, équivaut à une taxe : la taxe classique « par l’inflation » qu’un pays impose à ses propres citoyens, mais cette fois-ci imposée par les Etats-Unis au reste du monde.

En 1970-71, lorsque les pays étrangers demandèrent le remboursement de leurs dollars en échange d’or, le gouvernement des Etats-Unis fit faux bond, le 15 août 1971.
Alors que l’histoire officielle raconte la « suppression de la parité entre le dollar et l’or », il s’agissait en réalité d’un refus de payer, de rembourser en or, ce qui revient à un acte de mise en faillite de la part du gouvernement des Etats-Unis.
C’est ainsi que les Etats-Unis se déclarèrent Empire. Ils avaient accaparé d’énormes quantités de biens du reste du monde, sans intention ou capacité de les payer, et le monde ne pouvait que constater son impuissance.
A partir de ce moment, pour maintenir l’Empire Américain et continuer à taxer le reste du monde, les Etats-Unis devaient obliger le reste du monde à continuer d’accepter, en échange de biens, les dollars qui se dévaluaient en permanence.
Le reste du monde devait ainsi accumuler de plus en plus de dollars dévalués. Pour qu’ils continuent d’accumuler tous ces dollars, il fallait trouver et donner au monde une raison économique de posséder tant de dollars.

Cette raison fût le pétrole. En 1971, lorsqu’il devint évident que le gouvernement US était incapable de racheter ses dollars avec de l’or, un accord avec l’Arabie Saoudite fut instauré en 1972-73 : les Etats-Unis soutenaient le règne de la Maison des Saoud qui, en échange, n’accepterait que le dollar US comme monnaie de paiement pour leur pétrole.
Le reste de l’OPEC suivit. Le monde était donc contraint d’acheter en dollars le pétrole aux pays arabes et devait donc posséder des dollars pour pouvoir payer. Et parce que la demande de pétrole dans le monde était sans cesse croissante, la demande de dollars ne pouvait qu’augmenter.
Si les dollars ne pouvaient plus être échangés pour de l’or, ils pouvaient désormais être échangés pour du pétrole.
L’idée derrière cet accord était de faire en sorte que le dollar soit désormais soutenu par le pétrole.
Et tant que cette situation perdurait, le monde devait accumuler de plus en plus de dollars, parce qu’il leur fallait ces dollars pour acheter ce pétrole.
Tant que le dollar restait le seul moyen de paiement du pétrole, sa domination était garantie et l’Empire Américain pouvait continuer à taxer le reste du monde.
Si le dollar, pour une raison ou une autre, devait perdre le soutien du pétrole, l’Empire Américain cesserait d’exister.
Ainsi, la survie de l’Empire dépend de la vente du pétrole en dollars.
Cela implique aussi que les réserves de pétrole soient situées dans des pays trop faibles politiquement ou militairement pour demander le paiement du pétrole dans une autre devise.
Si quelqu’un demandait à être payé autrement qu’en dollars, il fallait le convaincre, par des pressions militaires ou économiques, de changer d’avis.

Un qui a effectivement demandé des Euros en échange de son pétrole fût Saddam Hussein, en 2000.
D’abord il fut l’objet de risées.
Ensuite on a tenté de l’ignorer.
Enfin, lorsqu’il devint évident qu’il ne plaisantait pas, on exerça des pressions politiques pour lui faire changer d’avis.
Lorsque d’autres pays, comme l’Iran, voulaient être payés en d’autres devises, notamment en euros et yens, le danger pour le dollar devint évident, et une opération punitive fut organisée.

La guerre de Bush en Irak n’a rien à voir avec les armes nucléaires de Saddam, ni la défense des droits de l’homme, ni la démocratie, ni même le contrôle des puits de pétrole ; il s’agit de défendre le dollar, c’est-à-dire l’Empire Américain.

Il s’agit de donner une leçon à tous ceux qui seraient tentés de demander à être payés autrement qu’en dollars.

Nombreux sont ceux qui ont critiqué Bush pour avoir mené une guerre en Irak dans le but de prendre le contrôle des puits de pétrole.

Cependant, ils n’expliquent pas pourquoi Bush voudrait prendre le contrôle de ces puits - il aurait pu se contenter d’imprimer des billets pour rien et acheter tout le pétrole dont il avait besoin.

Il devait donc y avoir une autre raison pour envahir l’Irak.

L’histoire nous enseigne qu’un empire doit entrer en guerre pour une de ces deux raisons : (1) pour se défendre ou (2) pour tirer profit d’une guerre ; dans le cas contraire, comme le démontre Paul Kennedy dans son magistral « The Rise and Fall of the Great Powers », un éparpillement excessif de ses forces militaires drainerait ses ressources économiques et précipiterait sa chute.

D’un point de vue économique, pour qu’un Empire puisse déclencher et mener une guerre, les bénéfices tirées doivent surpasser le coût militaire et social. Les bénéfices tirés des puits Irakiens ne compensent pas les coûts militaires à long-terme. Bush est donc entré en Irak pour défendre son Empire.
Et ceci est confirmé par le fait que deux mois après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, le programme Nourriture contre Pétrole fut interrompu, les comptes bancaires Irakiens en euros furent convertis en dollars, et le pétrole fut de nouveau vendu exclusivement en dollars US.

Il n’était plus possible d’acheter du pétrole à l’Irak avec des euros. La suprématie globale du dollar fut restaurée de nouveau.

Bush descendit victorieusement d’un avion de combat et déclara que la mission était accomplie - entendez par là qu’il avait réussi à défendre le dollar US, donc l’Empire Américain.

II. une bourse iranienne du Pétrole

Le gouvernement iranien a finalement mis au point l’ultime arme « nucléaire » qui pourrait rapidement détruire le système financier qui soutient l’Empire Américain.

L’arme d’une bourse que l’Iran a prévu d’ouvrir en mars 2006. Elle sera basée sur un mécanisme de négoce de pétrole en euros.

En termes économiques, la danger pour le dollar est bien plus grand que celui représenté naguère par Saddam, parce que cela permettrait à n’importe qui, désireux d’acheter ou de vendre du pétrole en euros, de court-circuiter complètement le dollar.

Dans ce cas, il s est probable que pratiquement tout le monde adopterait avec enthousiasme l’euro comme monnaie de paiement du pétrole.

Les européens n’auraient plus à acheter ou vendre des dollars pour payer le pétrole, et pourraient payer avec leur propre devise. L’adoption de l’euro pour payer le pétrole donnerait à la monnaie européenne un statut de devise de réserve au détriment de celle des Etats-Unis.

Les Chinois et les Japonais seraient particulièrement heureux d’adopter ce nouveau monnaie d’échange pour le pétrole, parce que cela leur permettrait de réduire considérablement leurs énormes réserves de dollars et de diversifier avec des euros, se protégeant ainsi des dévaluations successives du dollar. Ils pourraient décider de garder une petite partie de leurs dollars et de carrément se débarrasser d’un autre partie.
Une partie serait gardée pour régler quelques futurs achats en dollars, mais leurs réserves seraient désormais constitués en euros.

Les Russes ont un grand intérêt à adopter l’euro - la majeure partie de leurs échanges s’effectuent avec les pays européens, les pays exportateurs de pétrole, avec la Chine et avec le Japon. L’adoption de l’euro faciliterait d’emblée les échanges avec les deux premiers blocs, et facilitera à terme les échanges avec la Chine et le Japon.
De plus, il semblerait que les Russes détestent posséder des dollars qui se dévaluent, car ils viennent de se convertir à la religion de l’or.
Les Russes ont aussi ranimé leur nationalisme et ils ne seraient que trop heureux d’adopter l’euro si cela pouvait donner un coup de poignard dans le dos des étasuniens, et c’est avec un sourire aux lèvres qu’ils observeraient les étasuniens perdre leur sang.

Les pays arabes exportateurs de pétrole, face à leurs montagnes de dollars dévalués, adopteraient l’euro avec enthousiasme afin de diversifier leurs devises.
Comme les Russes, leurs échanges s’effectuent principalement avec les pays européens, et ils préféreraient la devise européenne, plus stable. Sans parler du djihad contre l’ennemi infidèle.

Seuls les Britanniques se trouveraient entre le marteau et l’enclume. Ils ont toujours eu un partenariat privilégié avec les Etats-Unis, mais ont toujours subi une attraction naturelle vers l’Europe.
Jusqu’à présent, ils ont eu de nombreuses raisons pour rester aux côtés du vainqueur. Néanmoins, quand ils assisteront à la chute de leur vieil allié, se tiendront-ils toujours fermement à ses côtés ou délivreront-ils le coup de grâce ?
Il ne faut cependant pas oublier que les deux principales places boursières de pétrole dans le monde sont le NYMEX de New York et le International Petroleum Exchange (IPE) à Londres et les deux sont contrôlés par les Etats-unis.
Il semblerait donc plus probable que les Britanniques devront couler avec le navire ou alors se tirer une balle dans le pied en portant atteinte aux intérêts de leur propre IPE.

Il faut noter ici qu’au delà de toute la rhétorique autour du maintien de la livre sterling, il est très probable que les Britanniques n’ont pas adopté l’euro principalement parce que les étasuniens ont fait pression.
Dans le cas contraire, l’IPE aurait basculé vers l’euro, portant ainsi un coup mortel à leur partenaire stratégique.

En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l’euro, scellant ainsi le destin du dollar.

Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne :

- Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours.

- Un coup d’état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis.

- Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis.
Bien sûr, le coup d’état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts.
Cependant, si le coup d’état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l’évidence la meilleure solution de rechange.

- Une résolution de guerre à l’ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité.
Mais tout le discours fébrile autour d’un développent d’armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité.

- Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l’éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale.
Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot.

- Une Guerre Totale Unilatérale - à l’évidence, la plus mauvaise des solutions.
D’abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres.
Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d’autres nations importantes.
Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs nouveaux projets militaires.
Enfin, l’Iran a des alliances stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l’Iran a une telle alliance avec la Chine, l’Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie.

Quelque soit le choix, d’un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar.

La chute du dollar accélérerait l’inflation aux Etats-Unis et ferait monter les taux d’intérêts US.

A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l’hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l’inflation en augmentant les taux d’intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l’immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l’inflation, ce qui écornera les rendements des placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux LTCM ( ? du traducteur ) et provoquera l’hyperinflation de l’économie.

La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu’il n’y a rien entre Charybde et Scylla.

Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d’un côté ou de l’autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et fin pilote de (l’hélicoptère) Black Hawk, choisira l’inflation.

Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu’elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation.
Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c’est l’inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation.
Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d’un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l’étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main.
Son œuvre ultime sera la destruction par hyper inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve du monde, cette relique barbare qu’on appelle l’or.

Krassimir Petrov
Krassimir_Petrov@hotmail.com

(FIN)

About the Author :
Krassimir Petrov has received his Ph. D. in economics from the Ohio State University and currently teaches Macroeconomics, International Finance, and Econometrics at the American University in Bulgaria. He is looking for a career in Dubai or the U. A. E.

Source : www.gold-eagle.com/editorials_05/petrov011606.html

Traduction Viktor Dedaj pour Cuba Solidarity Project
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/

 

Source US - http://energybulletin.net/12125.html
Published on 17 Jan 2006 by Energy Bulletin.
The Proposed Iranian Oil Bourse
by Krassimir Petrov

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I. Economics of Empires

A nation-state taxes its own citizens, while an empire taxes other nation-states. The history of empires, from Greek and Roman, to Ottoman and British, teaches that the economic foundation of every single empire is the taxation of other nations. The imperial ability to tax has always rested on a better and stronger economy, and as a consequence, a better and stronger military. One part of the subject taxes went to improve the living standards of the empire; the other part went to strengthen the military dominance necessary to enforce the collection of those taxes.

Historically, taxing the subject state has been in various forms—usually gold and silver, where those were considered money, but also slaves, soldiers, crops, cattle, or other agricultural and natural resources, whatever economic goods the empire demanded and the subject-state could deliver. Historically, imperial taxation has always been direct: the subject state handed over the economic goods directly to the empire.

For the first time in history, in the twentieth century, America was able to tax the world indirectly, through inflation. It did not enforce the direct payment of taxes like all of its predecessor empires did, but distributed instead its own fiat currency, the U.S. Dollar, to other nations in exchange for goods with the intended consequence of inflating and devaluing those dollars and paying back later each dollar with less economic goods—the difference capturing the U.S. imperial tax. Here is how this happened.

Early in the 20th century, the U.S. economy began to dominate the world economy. The U.S. dollar was tied to gold, so that the value of the dollar neither increased, nor decreased, but remained the same amount of gold. The Great Depression, with its preceding inflation from 1921 to 1929 and its subsequent ballooning government deficits, had substantially increased the amount of currency in circulation, and thus rendered the backing of U.S. dollars by gold impossible. This led Roosevelt to decouple the dollar from gold in 1932. Up to this point, the U.S. may have well dominated the world economy, but from an economic point of view, it was not an empire. The fixed value of the dollar did not allow the Americans to extract economic benefits from other countries by supplying them with dollars convertible to gold.

Economically, the American Empire was born with Bretton Woods in 1945. The U.S. dollar was not fully convertible to gold, but was made convertible to gold only to foreign governments. This established the dollar as the reserve currency of the world. It was possible, because during WWII, the United States had supplied its allies with provisions, demanding gold as payment, thus accumulating significant portion of the world’s gold. An Empire would not have been possible if, following the Bretton Woods arrangement, the dollar supply was kept limited and within the availability of gold, so as to fully exchange back dollars for gold. However, the guns-and-butter policy of the 1960’s was an imperial one: the dollar supply was relentlessly increased to finance Vietnam and LBJ’s Great Society. Most of those dollars were handed over to foreigners in exchange for economic goods, without the prospect of buying them back at the same value. The increase in dollar holdings of foreigners via persistent U.S. trade deficits was tantamount to a tax—the classical inflation tax that a country imposes on its own citizens, this time around an inflation tax that U.S. imposed on rest of the world.

When in 1970-1971 foreigners demanded payment for their dollars in gold, The U.S. Government defaulted on its payment on August 15, 1971. While the popular spin told the story of “severing the link between the dollar and gold”, in reality the denial to pay back in gold was an act of bankruptcy by the U.S. Government. Essentially, the U.S. declared itself an Empire. It had extracted an enormous amount of economic goods from the rest of the world, with no intention or ability to return those goods, and the world was powerless to respond— the world was taxed and it could not do anything about it.

From that point on, to sustain the American Empire and to continue to tax the rest of the world, the United States had to force the world to continue to accept ever-depreciating dollars in exchange for economic goods and to have the world hold more and more of those depreciating dollars. It had to give the world an economic reason to hold them, and that reason was oil.

In 1971, as it became clearer and clearer that the U.S Government would not be able to buy back its dollars in gold, it made in 1972-73 an iron-clad arrangement with Saudi Arabia to support the power of the House of Saud in exchange for accepting only U.S. dollars for its oil. The rest of OPEC was to follow suit and also accept only dollars. Because the world had to buy oil from the Arab oil countries, it had the reason to hold dollars as payment for oil. Because the world needed ever increasing quantities of oil at ever increasing oil prices, the world’s demand for dollars could only increase. Even though dollars could no longer be exchanged for gold, they were now exchangeable for oil.

The economic essence of this arrangement was that the dollar was now backed by oil. As long as that was the case, the world had to accumulate increasing amounts of dollars, because they needed those dollars to buy oil. As long as the dollar was the only acceptable payment for oil, its dominance in the world was assured, and the American Empire could continue to tax the rest of the world. If, for any reason, the dollar lost its oil backing, the American Empire would cease to exist. Thus, Imperial survival dictated that oil be sold only for dollars. It also dictated that oil reserves were spread around various sovereign states that weren’t strong enough, politically or militarily, to demand payment for oil in something else. If someone demanded a different payment, he had to be convinced, either by political pressure or military means, to change his mind.

The man that actually did demand Euro for his oil was Saddam Hussein in 2000. At first, his demand was met with ridicule, later with neglect, but as it became clearer that he meant business, political pressure was exerted to change his mind. When other countries, like Iran, wanted payment in other currencies, most notably Euro and Yen, the danger to the dollar was clear and present, and a punitive action was in order. Bush’s Shock-and-Awe in Iraq was not about Saddam’s nuclear capabilities, about defending human rights, about spreading democracy, or even about seizing oil fields; it was about defending the dollar, ergo the American Empire. It was about setting an example that anyone who demanded payment in currencies other than U.S. Dollars would be likewise punished.

Many have criticized Bush for staging the war in Iraq in order to seize Iraqi oil fields. However, those critics can’t explain why Bush would want to seize those fields—he could simply print dollars for nothing and use them to get all the oil in the world that he needs. He must have had some other reason to invade Iraq.

History teaches that an empire should go to war for one of two reasons: (1) to defend itself or (2) benefit from war; if not, as Paul Kennedy illustrates in his magisterial The Rise and Fall of the Great Powers, a military overstretch will drain its economic resources and precipitate its collapse. Economically speaking, in order for an empire to initiate and conduct a war, its benefits must outweigh its military and social costs. Benefits from Iraqi oil fields are hardly worth the long-term, multi-year military cost. Instead, Bush must have went into Iraq to defend his Empire. Indeed, this is the case: two months after the United States invaded Iraq, the Oil for Food Program was terminated, the Iraqi Euro accounts were switched back to dollars, and oil was sold once again only for U.S. dollars. No longer could the world buy oil from Iraq with Euro. Global dollar supremacy was once again restored. Bush descended victoriously from a fighter jet and declared the mission accomplished—he had successfully defended the U.S. dollar, and thus the American Empire.

II. Iranian Oil Bourse

The Iranian government has finally developed the ultimate “nuclear” weapon that can swiftly destroy the financial system underpinning the American Empire. That weapon is the Iranian Oil Bourse slated to open in March 2006. It will be based on a euro-oil-trading mechanism that naturally implies payment for oil in Euro. In economic terms, this represents a much greater threat to the hegemony of the dollar than Saddam’s, because it will allow anyone willing either to buy or to sell oil for Euro to transact on the exchange, thus circumventing the U.S. dollar altogether. If so, then it is likely that almost everyone will eagerly adopt this euro oil system:

· The Europeans will not have to buy and hold dollars in order to secure their payment for oil, but would instead pay with their own currencies. The adoption of the euro for oil transactions will provide the European currency with a reserve status that will benefit the European at the expense of the Americans.

· The Chinese and the Japanese will be especially eager to adopt the new exchange, because it will allow them to drastically lower their enormous dollar reserves and diversify with Euros, thus protecting themselves against the depreciation of the dollar. One portion of their dollars they will still want to hold onto; a second portion of their dollar holdings they may decide to dump outright; a third portion of their dollars they will decide to use up for future payments without replenishing those dollar holdings, but building up instead their euro reserves.

· The Russians have inherent economic interest in adopting the Euro – the bulk of their trade is with European countries, with oil-exporting countries, with China, and with Japan. Adoption of the Euro will immediately take care of the first two blocs, and will over time facilitate trade with China and Japan. Also, the Russians seemingly detest holding depreciating dollars, for they have recently found a new religion with gold. Russians have also revived their nationalism, and if embracing the Euro will stab the Americans, they will gladly do it and smugly watch the Americans bleed.

· The Arab oil-exporting countries will eagerly adopt the Euro as a means of diversifying against rising mountains of depreciating dollars. Just like the Russians, their trade is mostly with European countries, and therefore will prefer the European currency both for its stability and for avoiding currency risk, not to mention their jihad against the Infidel Enemy.

Only the British will find themselves between a rock and a hard place. They have had a strategic partnership with the U.S. forever, but have also had their natural pull from Europe. So far, they have had many reasons to stick with the winner. However, when they see their century-old partner falling, will they firmly stand behind him or will they deliver the coup de grace? Still, we should not forget that currently the two leading oil exchanges are the New York’s NYMEX and the London’s International Petroleum Exchange (IPE), even though both of them are effectively owned by the Americans. It seems more likely that the British will have to go down with the sinking ship, for otherwise they will be shooting themselves in the foot by hurting their own London IPE interests. It is here noteworthy that for all the rhetoric about the reasons for the surviving British Pound, the British most likely did not adopt the Euro namely because the Americans must have pressured them not to: otherwise the London IPE would have had to switch to Euros, thus mortally wounding the dollar and their strategic partner.

At any rate, no matter what the British decide, should the Iranian Oil Bourse accelerate, the interests that matter—those of Europeans, Chinese, Japanese, Russians, and Arabs—will eagerly adopt the Euro, thus sealing the fate of the dollar. Americans cannot allow this to happen, and if necessary, will use a vast array of strategies to halt or hobble the operation’s exchange:

· Sabotaging the Exchange—this could be a computer virus, network, communications, or server attack, various server security breaches, or a 9-11-type attack on main and backup facilities.

· Coup d’état—this is by far the best long-term strategy available to the Americans.

· Negotiating Acceptable Terms & Limitations—this is another excellent solution to the Americans. Of course, a government coup is clearly the preferred strategy, for it will ensure that the exchange does not operate at all and does not threaten American interests. However, if an attempted sabotage or coup d’etat fails, then negotiation is clearly the second-best available option.

· Joint U.N. War Resolution—this will be, no doubt, hard to secure given the interests of all other member-states of the Security Council. Feverish rhetoric about Iranians developing nuclear weapons undoubtedly serves to prepare this course of action.

· Unilateral Nuclear Strike—this is a terrible strategic choice for all the reasons associated with the next strategy, the Unilateral Total War. The Americans will likely use Israel to do their dirty nuclear job.

· Unilateral Total War—this is obviously the worst strategic choice. First, the U.S. military resources have been already depleted with two wars. Secondly, the Americans will further alienate other powerful nations. Third, major dollar-holding countries may decide to quietly retaliate by dumping their own mountains of dollars, thus preventing the U.S. from further financing its militant ambitions. Finally, Iran has strategic alliances with other powerful nations that may trigger their involvement in war; Iran reputedly has such alliance with China, India, and Russia, known as the Shanghai Cooperative Group, a.k.a. Shanghai Coop and a separate pact with Syria.

Whatever the strategic choice, from a purely economic point of view, should the Iranian Oil Bourse gain momentum, it will be eagerly embraced by major economic powers and will precipitate the demise of the dollar. The collapsing dollar will dramatically accelerate U.S. inflation and will pressure upward U.S. long-term interest rates. At this point, the Fed will find itself between Scylla and Charybdis—between deflation and hyperinflation—it will be forced fast either to take its “classical medicine” by deflating, whereby it raises interest rates, thus inducing a major economic depression, a collapse in real estate, and an implosion in bond, stock, and derivative markets, with a total financial collapse, or alternatively, to take the Weimar way out by inflating, whereby it pegs the long-bond yield, raises the Helicopters and drowns the financial system in liquidity, bailing out numerous LTCMs and hyperinflating the economy.

The Austrian theory of money, credit, and business cycles teaches us that there is no in-between Scylla and Charybdis. Sooner or later, the monetary system must swing one way or the other, forcing the Fed to make its choice. No doubt, Commander-in-Chief Ben Bernanke, a renowned scholar of the Great Depression and an adept Black Hawk pilot, will choose inflation. Helicopter Ben, oblivious to Rothbard’s America’s Great Depression, has nonetheless mastered the lessons of the Great Depression and the annihilating power of deflations. The Maestro has taught him the panacea of every single financial problem—to inflate, come hell or high water. He has even taught the Japanese his own ingenious unconventional ways to battle the deflationary liquidity trap. Like his mentor, he has dreamed of battling a Kondratieff Winter. To avoid deflation, he will resort to the printing presses; he will recall all helicopters from the 800 overseas U.S. military bases; and, if necessary, he will monetize everything in sight. His ultimate accomplishment will be the hyperinflationary destruction of the American currency and from its ashes will rise the next reserve currency of the world—that barbarous relic called gold.

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About the Author
Krassimir Petrov (Krassimir_Petrov@hotmail.com) has received his Ph. D. in economics from the Ohio State University and currently teaches Macroeconomics, International Finance, and Econometrics at the American University in Bulgaria. He is looking for a career in Dubai or the U. A. E.
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