Ces hommes qui en
savaient trop
2ième épisode :
l'Area 51 vue par David Adair
par Alain Gossens
notes préliminaires :
Les droits de la présente traduction appartiennent à
l'auteur de ladite traduction. Cette traduction est cédée
à titre de diffusion unique sans contreparties financières
au site Conspiration CC. Tout emploi de la présente traduction
sur tout autre site se fera avec l'assentiment de l'auteur qui
pourra être contacté via le présent site.
Après la retranscription
d'une conférence devenue "culte" du non moins
"culte" Phil Schneider ayant pour sujet la base secrète
de Dulce, nous continuons dans le même registre des bases
souterraines avec l'archi célèbre Area 51, l'Aire
51 connue également sous les appellations de Dreamland,
Paradise Ranch, Watertown ou encore Groom Lake et Papoose Lake
(des noms de deux des lacs salés qui se trouvent au cur
de ce désert militaire des plus inhospitaliers qui jouxte
la très célèbre Death Valley). L'Area 51
ferait partie d'un complexe de bases militaires plus vaste, celui
de Nellis AFB et Dreamland désignerait selon les pilotes
de chasse de Nellis, l'espace aérien "dans lequel
d'étranges appareils font d'étranges choses".
Ces mêmes pilotes de Nellis, s'ils survolent par mégarde
la zone de l'Area 51 qu'ils ont aussi baptisé du curieux
nom de "The Box", la Boite, sont contraints de subir
un debreefing très sévère. Car même
pour le personnel militaire très compétent que
sont les pilotes de chasse de l'Air force, il y a des zones qui
restent totalement interdites.
David Adair est un ingénieur de réputation mondiale
spécialisé dans l'aérospatiale et l'aéronautique
ayant travaillé pour l'armée américaine
(l'Air Force et la Navy) ainsi que pour d'importantes firmes
en armement. Enfant prodige, surdoué, il fut repéré
par les autorités militaires et scientifiques dès
son adolescence et travailla immédiatement pour le cartel
militaro-industriel. Il est aujourd'hui consultant indépendant
en matière de technologies ultra avancées. A l'instar
d'un Colonel Corso, d'un Bob Lazar ou d'un Colonel Wilson, David
Adair, quitte à se créer des problèmes de
réputation et de crédibilité livre des informations
étonnantes sur les Ovnis, l'Area 51 et les extraterrestres.
Apparemment, il osa témoigner pour la première
fois en 1997 de son étrange expérience au cur
de l'Area 51 auprès du fameux Dr Steven Greer, fondateur
de l'association "The Disclosure Project" qui est sensée
être une sorte de terre d'asile pour tous ces "hommes
qui en savaient trop". Il confirme à sa manière
les propos "accusatoires" de ces "témoins
gênants" et ajoute sa pierre à l'édifice
conspirationniste et à la description que font ces témoins
du mode de fonctionnement du Nouvel Ordre Mondial, du cartel
militaro-industriel et aux véritables enjeux du Pouvoir.
David Adair fait donc partie de cette série de témoins
-pour la plupart des scientifiques et des militaires américains-
qui soit, bouleverseront le monde et la conception que le grand
public en a- le jour où ils seront pris au sérieux
parce que les preuves de leur propos seront sans ambiguïtés
soumis à l'analyse. Ou soit encore, la preuve sera apportée
que ces "hommes qui en savaient trop" font partie d'une
importante opération de désinformation et de déstabilisation
dont nous ne percevons pas encore -et la raison et les conséquences
qui pourraient être de toute première importance.
C'est la raison pour laquelle cette rubrique -ces hommes qui
en savaient trop- a sa place dans l'univers de la recherche conspirationniste
francophone qui pâtit du manque flagrant de traduction
des documents orignaux anglais.
Le journaliste scientifique américain Robert Stanley s'est
entretenu avec David Adair en été 2002 et publia
son interview dans le magazine conspirationniste australien culte
Nexus (volume 9, n°5) d'août/septembre 2002.
Fusion électromagnétique
et technologie spatiale
traduction de l'anglais par: Alain. Gossens
Robert Stanley: Parlez-moi de la lettre "Disclosure",
"révélation" (des activités occultes)
du Gouvernement" que vous faîtes circuler
David Adair: Le contenu de cette lettre se base sur une série
d'événements qui se déroulèrent alors
que je témoignai pour la première fois en 1997
devant le Dr Steven Greer.... Ce que nous voulons est très
simple : une audition devant une commission d'enquête parlementaire
qui garantira aux agents secrets une immunité totale par
rapport à la Loi sur la sécurité nationale
(ndtr: loi très stricte qui punit de très lourdes
peines tout employé du gouvernement qui pourrait être
suspecté de livrer des informations jugées confidentielles).
Le Dr Greer nous a affirmé qu'il disposait de plusieurs
centaines de témoins. Je sais qu'il ne jette pas un écran
de fumée sur ce sujet parce qu'en 1971, j'ai vu de nombreuses
personnes travailler sur "ces choses".
Robert: A l'Area 51 (ndtr: base ultra secrète située
dans le désert de Nevada à proximité de
Las Vegas) ?
David: Bien entendu. J'ai vu ces gens travailler dans des bases
souterraines sur différents types de vaisseaux et tenter
de copier la technologie de pas mal de trucs. Je crois qu'il
y a des gens qui ont passé 30 ans et plus à travailler
sur ce genre de projet. Imaginez alors ce qu'ils pourraient nous
dire! Mais plus important encore, ils pourraient nous dire qui
les paient et qui signent les chèques.
Robert: Donc vous voulez que les enquêtes et les auditions
se fassent au vu du grand public?
David: Absolument. Je veux réellement que le monde puisse
entendre ce que ces ingénieurs très informés
(ndtr: hardcore scientists scientifique du noyau dur) ont à
dire
Robert: Vous m'avez affirmé lors de notre entretien préparatif
que cet événement allait radicalement changer nos
vies et que nous pourrions alors intégrer certains éléments
de ces technologies avancés dans nos infrastructures?
David: Certainement mais le fait de démêler la combine
ne va pas sans poser des problèmes. Je me souviens que
lorsque j'étais à l'Area 51, je fus emmené
par un bureau qui jouxtait les hangars et laboratoires pour me
voir enfermer dans un local. C'est à cet endroit que j'attendis
le général Curtis LeMay jusqu'à ce qu'il
vienne me chercher. Mais j'eus les temps d'apercevoir ces gens
en train de travailler lorsque je traversais ces couloirs et
ces bureaux.
Robert: Attendez un instant! Vous affirmez que le Général
Curtis LeMay est venu personnellement vous chercher?
David: Oui. Si vous lisez son ouvrage autobiographique "l'aigle
de fer", vous verrez qu'il était un ancien commandant
du SAC (Strategic Air Command). Le général Curtis
LeMay, retraité depuis 1965, décédé
le 3 octobre 1990. Le général LeMay fut le 5ième
chef d'état-major de l'Us Air Force". Vous verrez
également qu'au dos de son livre, il parle de ses parents.
Ils vivaient en Ohio à Mont Vernon. J'ai vécu également
à Mont Vernon lorsque je construisit ma première
fusée à fusion. Je faisais la première page
du journal local.
Robert: Comment cela s'est-il passé?
David: Parce que l'infirmière de ses parents n'était
autre que ma mère, Evangeline Adair.
Robert: Quelle étrange coïncidence!
David: Oui et c'est par ce biais que Adair vint à personnellement
me connaître. Et quand notre représentant parlementaire
local commença à financer ma seconde fusée,
le journal local "Mount Vernon News" eut vent de l'histoire.
C'était le véhicule le plus rapide jamais construit
sur terre.
Robert: Est-ce la photo de cette seconde fusée que je
suis en train de regarder?
David: Ouais, j'ai conservé pas mal d'histoires que les
journaux ont imprimées à mon sujet. J'étais
financé par le sénateur John Ashbrook. Il était
président du comité du Congrès sur la sécurité
intérieure. C'est un lieu de pouvoir très puissant.
Il siégeait également auprès des comités
parlementaires sur l'éducation et le travail et c'est
par le département de l'éducation qu'il finança
mes travaux.
Et lorsque soudainement, l'Air Force se manifesta pour inspecter
ma seconde fusée, ils étaient devenus complètement
fadas des formules et du prototype que j'avais construit à
partir de pas grand chose. Ils savaient que je tenais quelque
chose et de ce fait, ils financèrent mes recherches via
la NSF (National Science Foundation). Ce fut à partir
de là que ma mère fut concernée par l'histoire
parce que les gens du gouvernement se mirent à véritablement
s'impliquer dans nos vies. Elle se rendit chez le Général
LeMay pour lui parler. Curtis aimait vraiment beaucoup ma mère
et lorsqu'il vit les articles de journaux, il vint me parler.
Plus tard, il s'entretint avec le parlementaire Ashbrook. Et
la prochaine chose qui me frappa, c'est lorsque LeMay me dit:
"David, je vais être ton pote, je vais être
ton chef de projet". Et de toute évidence, ce fut
la meilleure chose qui pouvait m'arriver parce que bien plus
tard, je découvris que LeMay avait sauvé mes fesses.
Robert: voilà une puissante protection
David: Ouais mais le plus intéressant, c'est qu'un enquêteur
a réussi à sortir les anales parlementaires concernant
le sénateur Ashbrook de la bibliothèque et a pu
de ce fait trouver toute cette documentation. L'enquêteur
fut choqué de voir que je disais en fait la vérité.
Dans une lettre, j'expliquai à l'Air force que sans les
composants électroniques et les bonnes formules pour ramener
à une plus petite échelle et à une taille
plus modeste l'engin que j'étais en train de construire,
j'aurais vraiment besoin d'une sacrément grande fusée
pour y mettre le moteur qu' avais conçu et c'était
vraiment un sacré gros moteur. Par la suite, je mis la
main sur une fusée ICBM (ndtr: intecontinental ballistic
missile) de type Titan 3 que j'avais sorti de la naphtaline et
qui fut donnée au Centre pour la science et l'industrie
en Ohio. Ils ont bien entendu vider tout le carburant de cette
chose et l'ont rangée dans une zone de stockage adéquate.
Mais elle était prête à fonctionner. Je pus
disposer de la fusée Titan après un certain temps
d'attente. A cette époque, je reçus par le biais
de mes rêves tout un tas d'informations qui me permirent
de reconfigurer le moteur de la fusée dans des dimensions
plus pratiques, plus ergonomiques. Tout le monde apprécia
cette diminution de taille parce qu'il faut s'imaginer que déménager
une fusée de type Titan 3 n'est pas une mince affaire,
c'est haut comme 30 étages. Mais après que je leur
expliquai que j'avais réduit la taille de mon moteur afin
qu'il fonctionne dans un engin de 12 pieds de hauts (+/- 4 mètres);
je dus tout construire à partir de rien.
Robert: Est-ce que vous ne m'aviez pas dit qu'il y avait en fait
deux fusées?
David: Oui, vous avez raison. Il y avait deux de ces prototypes.
Il y eut celui qui fut exposé lors d'un salon scientifique
et puis, il y en eut un second qui ne fut jamais montré
au public.
Robert: Je suppose que c'est le modèle "furtif"
et indétectable qui est resté secret?
David: Tout à fait. Nous avons construit un modèle
pour les gens du voisinage afin qu'ils puissent se rendre compte
de ce sur quoi on travaillait. Il faut dire que les gars de l'Air
force venait chez moi tous les jours pour travailler. Ils avaient
enlevé leur uniforme et se baladaient en short et en tee
shirt ce qui fait que les gens pensaient que c'était juste
des gars normaux spécialisés dans ces trucs de
fusée et qu'ils venaient m'aider, un point c'est tout.
De ce fait, lorsque les gens de la ville voisine sont venus me
voir, ils ont juste pensé: "Les gars, il est en train
de nous en construireune grande cette fois". Mais en fait,
on avait eux prototypes en production. J'en avais conçu
un pour remporter le concours de la foire scientifique mais ce
que je vous montre là, sur ce cliché, c'est le
plan du modèle que nous avons utilisé pour dépasser
le simple stade du prototype. Et il a fonctionné parfaitement.
Tout cela constitua mon entrée dans le monde des activités
secrètes...
Toute la documentation que je vous montre ici, je l'ai emmenée
avec moi au Congrès.... Je ne voulais pas vraiment témoigner
parce que je frôlais vraiment la ligne de démarcation
des secrets de la Sécurité Nationale. Cependant,
je peux vous raconter l'histoire suivante uniquement parce qu'elle
se passait alors que je n'avais que 17 ans. Et selon la Constitution,
le gouvernement fédéral n'a pas le droit de faire
signer à un mineur d'âge un serment de confidentialité
et de respect de la Sécurité Nationale. Un jour,
Strom Thurman me dit la chose suivante: " vous êtes
le gars le plus incontrôlables que nous avons dans nos
rangs, mon garçon" (ntdr he's a loose cannon se traduit
par "il est imprévisible donc je traduis you are
the biggest loose cannon on the deck par vous êtes le gars
le plus incontrôlables....)
Robert: Mais revenons à votre expérience à
l'Area 51 avec le général Curtis LeMay.
David: OK. Bon, en fait, ce qui s'est passé est somme
toute assez simple. J'ai cassé ma propre fusée.
J'ai saboté ma fusée après qu'elle a atterri
sur l'Aire 51. Je l'ai fait exploser en un million de pièces.
Et lorsque j'ai vu cet autre moteur là en dessous, dans
les souterrains, j'ai compris après quoi ils étaient
lorsqu'ils s'intéressaient à mon propre moteur.
Robert: De quel autre moteur parlez-vous?
David: D'un moteur à fusion électromagnétique
confinée.... parce que ce truc, c'est tellement rapide,
tellement puissant. Il n'y a rien de comparable. Les moteurs
à carburant liquide ou solide sont comme des Ford T que
l'on comparerait à des moteurs de Lamborghini. Cette chose
décolle à une vitesse tellement incroyable. Il
passe de zéro à 13.000 km/h en 4,6 secondes. Cela
va tellement vite qu'on ne peut pas la voir.
Robert: Cela va à une telle vitesse à partir d'un
point de départ fixe?
David: Oui. Vous ne pouvez même pas la voir passer. C'est
comme si l'on essayait de voir une balle quitter le canon d'un
fusil.
Robert: Oui, c'est impossible de voir cela à l'il
nu.
David: Tout à fait. De ce fait, tout le monde a pensé
sur le site de lancement que la fusée avait explosé.
J'avais construit une grosse partie de la structure avec du titane
que nous avons renforcé par du carbone et de l'inconel
(???). Nous avons incorporé à cette fusée
tous les matériaux connus pour leur solidité et
leur légèreté. A cause de la force G (gravité)
extrême produite au lancement, tout ce qui se trouvait
à l'intérieur de la fusée s'est déformé.
Robert: Oui mais le moteur était toujours intact lorsque
la fusée a atterri sur l'Aire 51?
David: Exactement. La fusée est descendue avec un parachute.
Mais là où l'histoire devient bizarre, c'est qu'il
y avait beaucoup de monde qui est intervenu. Le gars par exemple
qui était responsable de mon projet; c'était vraiment
un sale type. Un vrai mauvais. Le Dr Wherner Von Braun m'avait
averti. Je connaissais Von Braun quand j'étais gosse parce
que je travaillais déjà très jeune sur des
fusées au début des années 70 au moment
où des hommes marchaient sur la lune. A une heure et demi
de voiture de chez moi vivait Neil Armstrong qui habitait à
Wapakenneta. Sa mère -Viola elle s'appelait- et moi, nous
nous sommes liés d'amitié. Elle était une
sorte de seconde mère pour moi, on se voyait tout le temps
et je pouvais donc voir Neil également. Souvent d'ailleurs,
je me rendais chez eux, je passais devant Neil sans y prêter
attention parce que c'est Viola que je venais voir. Et Neil appréciait
cela, le fait que je ne sois pas intéressé par
sa célébrité et que j'aimais tout simplement
sa mère. Neil était un homme très renfermé
qui vivait comme un ermite. .. car lorsqu'il il est revenu de
sa mission sur la lune, il avait d'une certaine façon
littéralement disparu.
Quoi qu'il en soit, parce que je me trouvais dans ce genre d'environnement,
je fréquentais des fêtes dans lesquelles étaient
invités toute l'équipe d'Apollo VII et Werner Von
Braun. C'est comme ça que j'ai croisé la route
de ces gens et que je me suis mis à les fréquenter.
Bon, pour revenir à ce que je disais, Von Braun m'avait
averti, au cours de mes travaux sur les fusées que je
pourrais rencontrer un homme -un certain Dr Arthur Rudolph- et
que je devais vraiment m'en méfier parce qu'il s'agissait
d'un homme dangereux.
Le Dr Rudolph était l'architecte en chef des moteurs des
Saturnes 5 et des fusées Apollo à destination de
la lune. Il arriva aux USA avec Von Braun et d'autres scientifiques
allemands grâce l'opération Paperclip. Rudolph avait
le plein grade de Colonel dans la Gestapo. Il a tué personnellement
des centaines de juifs pendant la guerre lors de la construction
des fusées V2 à Peenemünde. Si vous faisiez
une erreur, il vous enroulait un câble autour du cou et
vous pendait, exposant votre corps à la vue de tous. Lui
et ses SS vous faisaient avaler aussi de l'eau et de la sciure
de bois pour couper la faim et vous remplir simplement l'estomac
jusqu'à ce que vous mouriez sur place de faiblesse. On
vous remplaçait ensuite avec des personnes encore fraîches.
Et ce type a été décoré de la médaille
du "the Most distinguished Service", la plus haute
récompense accordée par la Nasa. Le 25 mai 1984,
le Mossad a capturé le Dr Rudolph. Il fut déporté
de l'aéroport de Los Angeles (LAX) à Munich en
Allemagne où il mourut au cours de son emprisonnement.
Quoi qu'il en soit, le général LeMay m'avait envoyé
de Mount Venon en Ohio à la base de Wright Patterson,
Ohio également où se trouve le quartier général
du Sac, le Stratégic Air Command. A partir de là,
je fus embarqué avec ma fusée et quelques colonels
à bord d'un avion de transport C141 pour voler jusqu'à
la base de White Sands (ntrd: en Californie). Peu après
notre arrivée à White Sands, un DC 9 noire se montra.
LeMay m'avait dit que si cet avion précis se montrait,
j'allais avoir de vrais problèmes. Des types avec des
lunettes aux verres réfléchissants en costumes
deux pièces descendirent de l'avion. Parmi eux, il y avait
un petit gars qui portait un uniforme kaki. Je savais que c'était
le Dr Rudolph parce que le Dr von Braun m'avait montré
une photo de l'homme.
Robert: Et pour qui travaillait le Dr Rudolph?
David: Je n'en suis pas certain. Une de ces agences gouvernementales
au nom compliqué; une soupe de lettres de l'alphabet.
Mais au départ, il travaillait pour la Nasa. Dès
qu'il sortit de l'avion il me demanda de voir la fusée.
Quand je lui demandai qui il était, il me répondit:
"oh, je suis juste un type qui inspecte les fusées
pour le gouvernement". Alors, je lui demandai s'il travaillait
pour la Nasa et il me répondit qu'il n'avait jamais travaillé
pour eux. Ensuite, il se dirigea vers ma fusée et ouvrit
le panneau latéral derrière lequel se trouvait
le moteur. Il commença à murmurer pour lui-même
à baragouiner quelque chose et il semblait vraiment énervé.
Il pensait probablement que j'avais construit quelque chose qu'il
estimait impossible. Donc, je saisis l'opportunité de
me pencher vers lui et de lui murmurer à l'oreille : "Est-ce
que vous savez que proportionnellement à sa taille, ce
moteur est 10.000 fois plus puissant que le F1 équipant
les fusées Saturne 5, Dr Rudolph?". Il se releva,
vraiment en colère et voulut savoir qui j'étais
vraiment et comment j'en savais autant. Je lui répondis
alors: "Oh moi? Je suis juste un gamin qui lance des fusées
dans des prés à vaches de l'Ohio". (Rires).
Quoi qu'il en soit, j'avais autour de moi des amis, des colonels
de l'Air Force que le général LeMay avaient désigné
pour prendre soin de moi.
J'entrai dans une vive colère lorsque Rudolph me dit qu'il
voulait changer sur ma fusée ses coordonnées d'atterrissage.
Pour ce genre de truc, c'était vraiment un sale type.
Le système de navigation que j'utilisais était
du genre standard que l'on trouvait facilement. C'était
à cette époque un système totalement analogique
(ndtr: non numérique). Donc je l'avais programmé
pour que la fusée revienne dans un rayon de 3 kilomètres
à partir de son point de départ. Le Dr Rudolph
m'a fait reprogrammer les coordonnées de façon
à ce que la fusée puisse atterrir à 456
miles (environ 684 km) au Nord Ouest de White Sands dans un lieu
que l'on appelait Groom Lake dans le Nevada.
Bon, je pris immédiatement mes cartes géographiques,
j'examinai Groom Lake et je pensai: "Oh mon Dieu, Pourquoi
est-ce que nous lançons cette fusée dans le lit
d'un lac assèché au tréfonds du Nevada?
C'est si loin de tout" C'est à ce moment que le Dr
Rudoplh s'écria: "Obéis tout simplement".
L'homme était vraiment hostile, agressif. Il est vrai
que Von Braun m'avait mis en garde à de multiples reprises
que si j'étais confronté au Dr Rudolph, je n'avais
pas intérêt à me faire remarquer.
Bon, je réintroduisais de nouvelles coordonnées
sur le système de navigation, on lança la fusée
qui décolla parfaitement. Et elle arriva sur cible sans
problèmes, c'est une certitude. Vous savez, jusqu'à
la vision du film Independance Day, je n'avais jamais entendu
parler de l'Aire 51.
Robert: Comment c'est possible?
David: Je connaissais juste cet endroit, Groom Lake. C'est le
seul nom dont j'avais entendu parler en grandissant pour désigner
cet endroit. Donc, nous étions prêts à nous
embarquer dans l'avion pour récupérer la fusée
lorsque je dis: "Vous avez vu le train d'atterrissage en
caoutchouc de notre appareil? Est-ce que vous pourriez être
assez aimable pour m'expliquer comment nous allons poser cette
chose sur le fond d'un lac asséché? Cette chose
va tout simplement s'empêtrer dans le sol pour ne plus
jamais le quitter". Quelqu'un me cria dessus en me demandant
de la boucler et grimpa dans l'avion.
On arriva dans le Nevada après un moment et alors que
nous survolions le site d'atterrissage, je regardai attentivement
ces doubles pistes de 15.000 mètres de long et je dis:
"Bon Dieu; il y a une énorme base la dessous!"
Donc, on s'est posé sur ce lieu qui n'est pas supposé
exister sur aucune carte et c'est à ce moment là
que je me suis vraiment intéressé par ce qui arrivait.
Je commençais d'abord par repérer les insignes
et emblèmes classiques de la Navy et de l'Air Force, bref
toutes formes de logo qui pourraient identifier l'autorité
en charge de cet endroit mais il n'y avait rien, nulle part,
sur aucun bâtiment. D'habitude; les peintures standards
universelles que l'on trouverait sur un château d'eau qui
borde le terrain d'une base aérienne se présentent
sous la forme de motifs en forme d'un damier avec une alternance
de couleur blanche et orange. Mais ici, tout était peint
en blanc uni ou en noir uni. Tout cela ne se conformait à
aucun code connu.
Après être sorti de l'appareil, on s'embarqua sur
une sorte de voiture de golf, cela ressemblait à ces voitures
électriques que l'on trouve dans certains aéroports.
De la piste, nous roulâmes vers une série de hangars
pour finalement nous diriger vers celui du centre. La façon
dont cet endroit était construit était vraiment
très cool. Il y avait par exemple au sommet des hangars
tous ces énormes lampes dont les ouvertures se dirigeaient
vers le sol en y envoyant des flots de lumières. Quand
on s'approchait des bâtiments, ils avaient l'air vieux
et miteux mais lorsqu'on mettait le nez dessus, c'était
fait d'un alliage, lisse comme n'en avais jamais vu auparavant.
C'était une sorte de revêtement de métal
type inoxydable incroyablement pur, immaculé qui me semblait
tout à fait inhabituel dans la construction de bâtiments
de cette taille.
Lorsque l'on pénétra dans l'un de ces hangars,
on se rendit dans le sous-sol. En réalité, nous
roulâmes à l'intérieur même du hangar
où il y avait de petites lampes clignotantes et ces énormes
portes. Du sol, sortaient tous ces petits piquets qui étaient
raccordés entre eux avec des chaînes qui bloquaient
la porte d'accès. Ensuite, soudainement, ce fut tout le
sol -de la taille d'un terrain de football- qui doucement se
mit en mouvement pour descendre. Le hangar tout entier avait
été conçu comme un gigantesque ascenseur.
Robert: Donc; cela ressemblait plus à un pont hydraulique
comme on en trouve dans les garages?
David: Oui mais cela avait été construit pour supporter
le poids trucs vraiment colossaux. Le sol était fait de
béton. Dieu seul sait quel poids ce truc pouvait supporter.
Cette énorme structure montait et descendait sur d'immenses
vis sans fin.
Robert: Je vois. Ce système est plus stable que le système
hydraulique
David: Il n'y a rien de mieux pour résister à une
lourde charge qu'une vis sans fin. Ces vis avaient la taille
de séquoias géants et il y en avait au moins 12
pour faire marcher l'ascenseur. On descendit d'au moins 60 mètres
jusqu'à ce ce que nous nous trouvâmes pile poil
au même niveau que le sol d'un hangar souterrain qui était
immense. Il y avait d'énormes arches pour soutenir le
plafond mais surtout, cet hangar était si vaste, si profond,
si grand qu'on en voyait pas la fin. Cela allait à l'infini.
Je me suis dis: "Mon Dieu, on pourrait ranger une centaine
de 747 là dedans et ils ne seraient même pas dans
le chemin". A ce moment de la visite, je demandai: "mais
bon sang, qu'avez-vous pu bien faire des gravats et de la terre
pour creuser tout cela?". Ils m'ont juste regardé
bizarrement. Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à ce
que je me pose ce genre de question.
Il y avait des murs de 10 mètres de haut derrière
lesquels on pouvait trouver des ateliers et des laboratoires
et périodiquement, on pouvait voir d'énormes, vraiment
d'immenses quais de construction. On a continué à
rouler dans le hangar en passant devant toute sortes d'avions
comme je n'en avais jamais vu. Il y en avait certains que j'avais
déjà vu comme le XB-70.
Robert: Cet endroit a été creusé dans la
terre ou dans le rocher?
David: Je n'en sais rien. Tout était revêtu d'une
sorte de céramique.
Robert: Je croyais qu'il y avait des montagnes qui entouraient
ce lac asséché? Ces montagnes doivent vraiment
être très dures, très solides?
David : Ouais. Il y a toutes les sortes de montagnes dans ces
environs. Mais je n'ai jamais vu de "terre" parce que
tout était bétonné et qu'il y avait une
sorte de revêtement en céramique, quelque chose
de ce genre. Mais la chose la plus intrigante à mon sens
à propos de tout cela était de voir à quel
point les souterrains étaient VRAIMENT bien éclairés.
Il n'y avait aucune ombre, nulle part. Mais il n'y avait aucun
dispositif d'éclairage, aucune lampe non plus. Je me suis
demandé comment ils avaient pu générer une
telle lumière. Et en plus, ni le sol ni les murs n'avaient
l'air de briller; de générer de la lumière.
Mais chaque centimètre carré de cet endroit était
éclairé et il n'y avait aucune source apparente
de lumière.
Après avoir roulé pendant un bon moment et être
passé devant pas mal d'avions, on a pris une route vers
la gauche qui nous a éloigné du centre de toutes
les activités. Je pouvais voir pas mal de gens travailler
sur certaines choses. Ces appareils me semblaient tous opérationnels.
Il y en avait certains que je n'avais jamais vu auparavant. On
aurait dit des larmes inversées. Et il y en avait d'autres
qui ressemblaient à des ailes volantes. Un de ces appareils
était le XB 70, un bombardier en forme d'aile Delta qui
avait été construit en 1959.
Robert; Et vous étiez donc sur l'AIre 51 en 1971?
David: Tout juste. Le 20 juin 1971. Et bon, on était là,
c'était vraiment un truc étrange quand on a roulé
en direction de ces immenses portes en acier de voir l'un des
officiers poser sa main sur cette sorte de scanner qui la lui
a flashée. Moi, je pensais que cet appareil prenait des
photos. Et d'après coup, j'aurais en fait du deviner que
c'était un appareil de scannage rétinien. Une fois
que le type fut scanné, les portes se sont ouvertes, donc
je me disais bien qu'il s'agissait d'une sorte de système
de sécurité. Mais je vous rappelle que nous étions
en 1971.
Laissez-moi mettre tout cela dans une juste perspective. En 1971,
nous n'avions ni ordinateur portable, ni modem, ni fax, ni vidéo,
ni téléphone portable, on avait même pas
encore la calculatrice de poche. Texas Instruments avait développé
ces petites choses 5 ans après. Donc, d'où diable
ces gars sortaient ce genre de technologies?
Dès que nous fûmes dans le local, je remarquai immédiatement
la chute de température parce que, de la grande pièce
ouverte sur l'extérieur d'où nous venions, il faisait
chaud. Il faisait froid dans cette pièce. On pouvait presque
voir sa respiration. Et juste au moment où nous entrions
dans la pièce, la lumière -impossible de voir d'où
elle vient- s'alluma. Et une fois de plus, aucune ombre ne se
dessinait, nulle part.
Alors, quelqu'un poussa sur un interrupteur, activa un treuil
auquel étaient fixés des câbles et une grande
bâche. La bâche fut soulevée, et là,
sur une énorme plate-forme, il y avait un immense moteur
à fusion électromagnétique confinée!
Je sus immédiatement que ce en était un parce que
la configuration de l'engin était similaire au mien sauf
qu'il avait la taille d'un bus Greyhound. Tandis que mon moteur
avait la taille d'une grosse pastèque!
On peut facilement reconnaître des moteurs qui sont en
fait comparables. Si j'avais extirpé d'une Ford modèle
A un vieux moteur à combustion interne pour le placer
à côté d'un moteur d'aujourd'hui, celui d'une
Viper par exemple, vous remarqueriez qu'ils fonctionnent sur
le même principe de combustion interne. Cependant les différences
entre leur performance respective sont incroyables et incomparables.
C'était la même comparaison qu'il y avait entre
mon petit moteur et l'immense chose qu'il avait stockée
dans cet abris souterrain. Ils fonctionnaient tous les deux sur
le même principe avec la même configuration générale
mais concernant le niveau de sophistication, il s'agissait en
somme d'un moteur d'une Ford modèle A face à une
Viper. Cette chose était d'une telle puissance! Et puis,
il y avait tout un tas de structures et de configurations que
je ne reconnaissais pas pour des raisons qui devinrent clairs
au fil du récit.
Robert: A ce moment, vous inspectiez juste le moteur mais concernant
le reste de l'appareil, où se trouvait-il?
David: Et bien, c'est sur ce point que la dispute a commencé.
Ils m'ont d'abord demandé si j'aimais ce que je voyais.
Je répondis: "Bon, ouais mais je suis perplexe, je
pensais que j'étais le premier à avoir construit
ce type de moteur. C'est là que les choses sont vraiment
devenues bizarres. Le Colonel qui accompagnait le Dr Rudolph
me déclara: "Fils, tu veux nous aider sur la conception
de cette chose qui est fort similaire à ton invention,
non? Tu veux aider ton pays n'est-ce pas?".
Bon, j'avais une couverture ornée d'un drapeau américain
et j'écoutais les discours d'Anita Bryant avant de m'endormir.
Même pendant les années 70, j'étais un vrai
patriote qui aimait agiter un petit drapeau. Même si ce
genre de comportement n'était pas vraiment populaire alors
que la guerre du Viêt-Nam faisait encore rage. Mes camarades
ne pouvaient pas comprendre pourquoi j'aimais autant l'Amérique
mais c'était la façon dont j'avais été
élevé.
Bon, donc au départ, j'étais d'accord avec le Colonel
pour aider mon pays. Cependant, je ne pouvais pas réprimer
ma curiosité et je demandai: "où sont les
gens qui ont construit ce moteur?". Il fit une pose pendant
un moment puis me répondit: "Bon, et bien, ils sont
vacances pout le moment. Toi-même, tu es aussi en vacances
d'été non?". J'ai alors répondu: "Oui,
c'est bien. Mais est-ce qu'ils ont laissé des notes sur
leurs travaux que je pourrais examiner?". Alors, on me répondit:
" Et bien, ils les ont prises avec eux pour faire leurs
devoirs. Toi aussi, tu as des devoirs scolaires non?" Et
moi, je pensais: "Vous voyez, c'est vraiment une attitude
très condescendante. J'ai 17 ans". Mais voilà,
c'était la manière dont il traitait un type de
17 ans à cette époque. Alors, je me suis dis: "OK,
moi aussi, je vais jouer avec ces trous du cul".
J'acceptai de les aider mais je leur dis que j'avais besoin d'examiner
le moteur de plus près. Ils étaient d'accord et
donc, je pus me diriger vers la plate-forme qui surplombait le
moteur. ET au plus je m'approchai de l'engin, au plus je me suis
dit que ces gens n'avaient aucune idée de ce qu'était
VRAIMENT cet engin et qu'ils étaient sans doute encore
en train d'essayer de comprendre à quoi étaient
confrontés. Et lorsque je me retrouvai à un mètre
à peine du moteur, la première chose que je remarquai
fut qu'il y avait une ombre parfaite de moi-même sur le
moteur. Et qu'est-ce que je vous avais dit plus tôt?
Robert: Qu'il n'y avait aucune ombre, nulle part.
David: Tout juste. Donc, comment se fait-il que mon ombre se
dessinait sur cette chose? Et le plus étrange est que
mon ombre bougeait, réagissait avec une seconde de décalage
après moi. Cela a vraiment attiré mon attention.
J'ai alors pensé: "Si cette chose est ce que je pense
qu'elle est...une sorte d'alliage à perception de la chaleur".
Alors, je me suis dis que nous ne possédions aucun matériel
connu capable de telles choses.
David: Je regardai le moteur de bas en haut et je demandai la
permission de grimper à son sommet afin d'examiner la
zone qui avait été endommagée. Cette chose
avait un trou de plus d'un mètre de diamètre sur
un de ses côtés et c'était l'endroit qui
en fait m'intéressait le plus. Maintenant, essayez de
visualiser le chiffre huit. D'accord! Imaginez l'endroit où
les deux cercles de ce chiffre se croisent et qu'il s'agirait
de l'il d'une tornade. C'était à ce point
précis que se situaient les dégâts sur le
moteur. En me figurant comment fonctionnait mon propre moteur,
je constatai qu'il y avait brèche dans les flux du champ
électromagnétique qui a agi à l'endroit
où la paroi de confinement contient la puissance du moteur
à réaction.
De façon simplifiée, ces moteurs fonctionnent comme
de sortes de sphères ou de bouteilles magnétiques
qui contiennent à l'intérieur la puissance d'un
soleil ou d'une bombe à hydrogène qui ne s'arrêterait
pas d'exploser. Il n'est pas impossible de voir comment cela
marche parce que ces phénomènes se déroulent
tout le temps dans l'espace. Les trous noirs pompent des galaxies
entières pleines de soleils dans leur seul point de singularité
(ndtr: comparable à la taille d'une tête d'épingle).
Et de toute évidence, un trou noir n'a aucune difficulté
à contenir l'énergie de la fusion.
Ce que j'ai fait a consisté à modéliser
mathématiquement la façon dont on pouvait créer
un trou noir artificiellement. Et parce que cela fonctionne sur
base de la structure, du dessin du chiffre huit, une fois que
la réaction est stabilisée, cela va imploser et
se consumer sans pour autant détruire tout ce qu'il y
a autour. Donc, cet engin à l'Aire 51 avait perdu sa stabilité
au sein de la structure en huit et c'est pour cela que j'étais
si curieux à propos du trou, de la brèche que présentait
le moteur.
La manière dont on avait construit cet engin était
vraiment cool. Il n'y avait ni écrous, ni rivets, ni soudures
de bas en haut et de haut en bas où que le regard se porte.
On aurait plutôt dit que cet engin avait grandi et été
élevé, comme cultivé plutôt qu'assemblé.
Et je me suis dit: "Mec; qui que soit celui qui a construit
cet appareil devait avoir des techniques de construction absolument
incroyables"/
Au fil des années, j'ai été capable de reproduire
à une certaine échelle ce processus de fabrication
par le biais d'un modèle expérimental. Ce modèle
a volé à bord de l'une des missions de la navette
spatiale de 1993. L'expérience faisait partie du programme
GAS (Get away spécial program). Cela consiste à
louer un espace pouvant abriter un caisson d'un volume de 55
gallons, soit 222 litres. La première chose que j'ai faite
a été de mélanger ensemble les différents
alliages de métaux et lorsque vous entamez ce mouvement
de mélange dans un environnement sans gravité,
vous pouvez créer ce que vous souhaitez dans toutes les
dimensions parce que j'avais imaginé une manière
de contrôler le processus. C'était en fait toujours
une question de savoir comment façonner les métaux
liquides dans un environnement dénué d'apesanteur.
C'est un vrai prodige.
Robert: Vous avez fabriqué une forme sans utiliser un
moule?
David: Exactement. J'ai imaginé comment fabriquer une
petite sphère liquide en suspension dans cet environnement
sans gravité avec ces alliages et le moyen de contrôler
le processus. A chaque forme et dimension géométrique
correspond une onde sonore. Donc, j'ai construit une machine
couplée avec un synthétiseur Moog, un système
qui m'a permis de répliquer toutes les formes que je désirais
en jouant simplement des notes. Cette machine génère
des ondes sonores qui s'entremêlent et qui vibrent, même
dans l'espace et qui m'ont permis de façonner, de créer
des formes à partir de métaux liquides.
Cette expérience m'a démontré l'existence
de ce que j'avais soupçonné lorsque j'examinais
pour la première fois l'engin à l'Aire 51 : qui
que soit celui qui a construit ce moteur a utilisé ce
processus. Cela a même soulevé une question bien
plus large dans mon esprit. Qui a pu construire un engin d'une
telle taille dans l'espace? Je n'en ai jamais parlé publiquement.
Sauf que j'étais curieux et que je voulais copier les
grandes lignes de cet engin qui avait clairement été
construit dans un environnement sans gravité.
Robert: Ce qui veut dire dans l'espace interplanétaire!
David: Non, plutôt dans l'espace profond comme l'espace
intergalactique loin de toute planète et de toute étoile.
Robert: Je suppose que vous ne vouliez pas que votre processus
de fabrication rencontrent des champs gravitationnels?
David: Tout à fait. Aussi loin que possible, au mieux
c'est. On appelle cela la convection gravitationnelle. Il convient
d'éviter l'apparition de tout courrant de convection gravitationnelle
qui influencerait le processus de mise en forme de l'alliage.
Quoi qu'il en soit, lorsque j'ai posé mes mains sur le
moteur pour me relever, j'ai alors commencé à grimper
sur l'extérieur du moteur qui avait été
bâti sur la base d'une structure, d'un exosquelette. La
meilleure façon d'expliquer ce que j'ai vu est de regarder
les dessins qu'avait fait H.R Giger, le créateur de tous
les décors de la série de films Alien.
Robert: Et qu'est ce qui se passait lorsque vous touchiez l'engin?
David: C'était chaud ce qui ne veut en fait rien dire.
Il faisait si froid dans ce hangar que l'on pouvait presque voir
sa respiration. J'examinai le sol et ne détectai aucun
câble électrique connecté à l'engin.
Alors, je me suis demandé: "Comment diable cet alliage
peut-il rester chaud?" Et en plus, il avait l'air d'une
dureté incroyable. C'était le matériel le
plus dur, le plus massif que je n'avais jamais touché.
Il n'y avait aucun défaut. Et la tension ainsi que la
cohésion de cette surface ressemblait plus à la
peau d'un bébé. C'était à la fois
souple, dur et chaud.
Robert: C'est très étrange, surtout pour du métal?
David: Ouais et je me suis demandé: "Bon sang mais
qu'est ce qui se passe ici?". Et je me suis mis à
toucher l'engin dans tous les sens et en plus il réagissait.
Lorsque je me suis retourné en direction des gars de l'Air
Force, ils me regardaient tous avec un air ahuri, bouche bée.
Donc, j'ai alors pensé que la réaction qu'ils avaient
observée sur l'engin ne s'était pas passée
avec eux. Car quelle que soit l'endroit que je touchais, il y
avait ces étranges tourbillons et remous bleus et blancs
qui tournoyaient sur la coque de l'engin. Cela ressemblait aux
longueurs d'onde que l'on peut voir sur un oscilloscope .Lorsque
j'ôtais mes mains, le phénomène s'arrêtait.
Je me suis dit alors: Wow, cette chose réagit".
Donc, j'ai continué à grimper sur les flancs du
moteur jusqu'à ce que j'atteigne la zone centrale. Il
y avait ces sortes de vertèbres qui se ramifiaient en
cascades vers le bas comme des sortes de fibres. Cela ressemblait
presque à des câbles de fibres optiques emplis d'une
sorte de fluide. Il y avait de très fins filaments de
la taille de très très fins spaghettis, comme des
cheveux d'ange. Il y avait des millions de ces choses qui cascadaient
sur les francs de la coque du moteur. Et je pensais: "mon
garçon, ces structures me semblent familières".
Puis, cela m'apparut soudainement comme une évidence:
on aurait dit des structures synaptiques neuronales. Il y en
avait des millions comme cela que l'on trouvait dans tous les
sens. Alors, j'ai pensé que ce moteur avait été
conçu comme un cerveau exo squelettique. J'ai à
ce moment agrippé une poignée de ces fibres et
je me suis aperçu que ces fibres étaient résistantes,
coriaces et qu'il y avait un fluide qui y circulait. Et où
que je pose la main, quel que soit l'endroit que je touchais,
il y avait une réaction comme une sorte de frémissement
de lumières visuelles.
Alors que je marchais à l'intérieur de cette chose
dans la zone accidentée, j'ai dit en fin de compte à
ces types de l'Air Force: "Vous savez, cette chose est une
centrale énergétique. Elle provient de toute évidence
d'un grand véhicule, une sorte de vaisseau. Où
donc se trouve ce vaisseau?" A ce moment, ils n'étaient
pas vraiment heureux mais je poursuivais: "Un vaisseau de
ce genre devait avoir un équipage. Qu'avez-vous fait de
ces gens? C'est clairement pas une technologie soviétique
ou américaine, n'est-ce pas les gars? C'est une sorte
d'entité extraterrestre. Quel âge ce truc a? Vous
avez fait des recherches là dessus.? Est-ce que cela a
des millions d'années ou est-ce que vous l'avez abattue?"
Alors là, mec, ils étaient vraiment en colère.
Ils ont ordonné au type de la police militaire de me faire
descendre du moteur. Et comme je descendais, je me suis dit qu'ils
me faisaient vraiment chier. J'en chiais vraiment grave et j'en
avais marre.
A cet instant, je savais exactement dans quel jeu je jouais.
Je savais que cet engin venait d'un autre endroit que la terre.
J'ignorais d'où venait cette chose ni depuis combien de
temps ils l'avaient mais il devint évident que toute ma
vision du monde était en train de se défaire à
ce moment. J'avais grandi dans un monde où le gouvernement
ne mentirait jamais. Nous avions atterri sur la lune il y a un
an. Et ici, l'Air Force possédait ce type de technologie
et n'en disait pas un mot, ce qui m'a rendu vraiment furieux.
Robert: Revenons un petit peu en arrière. Lorsque vous
étiez sur le moteur, vous aviez vu quelque chose dont
vous m'aviez parlé dans une conversation préalable
et que je trouve vraiment fascinante. Comment et quand aviez-vous
vu l'intérieur du réacteur? Pourriez-vous me décrire
les cristaux?
David: Ce qui s'est passé, c'est que j'ai demandé
la permission d'inspecter la zone endommagée qui se trouvait
à l'intérieur de l'engin, là où cela
avait explosé en créant une brèche. Ils
ont hésité à répondre favorablement
à cette demande.
Robert: Cet épisode se déroulait avant que vous
les mettiez en colère?
David: Avant que je sorte de la zone accidentée, complètement
excédé... parce que lorsque je suis entrée
à l'intérieur de cette chose, ils m'avaient demandé
de ne pas la faire longue. Mec, il y avait au-dessus, en dessous,
partout dans cet engin des technologies à l'aspect totalement
incroyable. Mais je ne pouvais pas y pénétrer de
plus d'un mètre avant de me heurter à un mur, une
paroi. Et cette paroi...cela ressemblait à l'obturateur
en forme d'iris de la lentille d'une caméra. Et il y avait
aussi un grand nombre de structures en forme de pales, de faisceaux
en éventail qui s'ouvraient et se refermaient. En voyant
ce dispositif, j'ai alors pensé que cela formait la porte
la plus ingénieuse. Bon, et puis il y avait cette sorte
de petit bouton-poussoir rond qui était là et j'y
ai juste posé la main. A cet instant, la paroi s'est ouverte.
Robert: Cela s'est ouvert pour vous?
David: Cela a fait un bruit très léger.
Robert: Peut-être qu'ils se sont inspirés de cette
technologie pour le système d'ouverture des portes que
vous avez vu à l'Aire 51?
David: C'est possible. Je n'en ai aucune idée. Donc, j'ai
pu regarder l'engin de façon plus approfondie. Et ce que
j'ai vu était absolument fascinant. C'était un
tel voyage d'être là-dedans en dépit de ce
que j'avais fait comme travail sur mon propre moteur à
fusion où tout y était si petit; j'ai même
du fabriquer certaines pièces à l'aide d'un microscope.
Et ici, c'était la réplique de base du schéma
de mon moteur mais c'était assez grand pour qu'on puisse
s'y balader. Mais mec, cette chose, cette chose.... ce que j'ai
du construire pour réussir à faire fonctionner
mon moteur, cette chose devait avoir quelque chose d'autre dans
son cur. Et ce quelque chose d'autre était d'une
nature que j'étais incapable de reconnaître. Il
y avait ces cristaux qui se faisaient face. Il y avait de fabuleuses
structures qui ressemblaient à des cristaux. Et elles
étaient intégrées à des sortes de
tuyaux qui conduisaient du plasma.
Alors que dans mon moteur, j'avais eu un mal fou à avoir
un cyclotron afin de courber les décharges et les flux
d'ondes dont j'avais besoin pour la propulsion. Cette chose avait
une sorte de système d'expulsion du plasma à travers
une structure qui ressemblait aux branchies d'un requin. Et l'ensemble
avait en même temps un aspect si organique. Cela ressemblait
à une machine vivante, de l'organique et de l'inorganique
(ndtr: du mécanique) incorporés ensemble. C'était
un oxymoron (ndtr: réunions de deux choses d'apparence
contradictoire). Comment expliquer une telle chose? Donc, de
toute façon, j'avais juste vu pas mal de trucs dans lesquels
je ne pouvais croire.
Robert: Combien de minutes êtes-vous restés seul
à l'intérieur de cet engin?
David: Je ne pense pas que j'y suis resté plus de 5 minutes.
Je sais que cela n'a pas l'air très long mais j'avais
l'impression d'y être resté une semaine.
Robert: Et je pense que vous m'aviez dit que vous aviez une mémoire
photographique?
David: Ouais. J'ai tout mémorisé non-stopp. J'absorbais
juste tout et tout m'absorbait dans cette chose. Et quand j'ai
quitté l'intérieur du moteur, je n'avais pas touché
l'espèce de bouton poussoir qui se trouvait avant l'étrange
mur en forme d'iris. Et dès que j'ai passé la porte,
elle s'est refermée derrière moi. Je n'ai jamais
dit aux types de l'Air force que j'avais pu pénétrer
dans cette partie de l'engin. Je pense en fait qu'ils n'ont jamais
su qu'il y avait un autre compartiment à l'intérieur
de l'engin dans lequel on pouvait entrer.
Robert: Pourquoi?
David: Je ne pense pas que l'engin leur aurait accordé
l'accès. Cet engin, c'était comme une sorte de
présence. Tout comme vous avez la présence d'une
personne ou d'une entité. Cette chose avait la sienne,
propre. Donc, je suis sorti de l'engin complètement ulcéré
parce que je savais qu'il était impossible que nous l'ayons
construit. Cet engin utilisait une sorte de champ de confinement
de la puissance par un cristal que nous ne pouvions même
pas concevoir. J'aurais du travailler là dessus un temps
fou avant de pouvoir comprendre comment ils avaient modélisé
cette chose en équation. Alors que j'utilisais le plasma
sur un mode linéaire, unidirectionnel, cette chose avait
été conçue pour se mouvoir dans n'importe
quelle direction désirée grâce à ses
jets de plasma. Ce qui est impossible.
Robert: Avec une fusée?
David Ouais; Cette chose pouvait faire ce qu'elle voulait. Et
je me suis vraiment demandé qui diable avait construit
cet engin. Donc, alors que je commençais à descendre
sur les flancs extérieurs de l'engin, après notre
grosse dispute, je remarquais que, où que je touche l'engin,
IL ne réagissait plus avec les beaux tourbillons d'énergie
bleue et blanche. Cela s'était changé en un motif
de flammes de couleur rouge orange. Et lorsque je me suis calmé
pour vérifier ce qui allait arriver, c'est revenu aux
motifs plus tranquilles bleus et blancs.
C'est à ce moment que j'ai réalisé que cet
engin n'était pas simplement sensible à la chaleur
mais qu'il réagissait aux ondes mentales. Cette chose
entrait en symbiose et s'harmonisait à vos sentiments
et vos pensées. Elle s'autorisait à interagir avec
vous. Et cela signifiait que cette chose était consciente....
ET qu'elle savait qu'elle était là. ET je savais
qu'elle savait que j'étais là.
Fin de l'entretien
Traduction de A.G.
Site David Adair:
http://www.flyingsaucers.com/adair1.htm |