LA PUPUCE
"traçabilité" du cheptel humain
L'implantation de puces sous
la peau n'est pas un phénomène neuf. Mais, avec
VeriChip, doit-on craindre une généralisation ?
VeriChip constitue un progrès majeur pour la traçabilité
du cheptel humain. On voit clairement comment son usage se répandra.
D'abord, en invoquant le prétexte humanitaire. La puce,
nous dit-on, permet aux médecins d'intervenir plus vite
en cas de problème. C'est ainsi que commencent toutes
les dérives technologiques : voyez le clonage humain.
Puis se construiront autour d'elle
des systèmes toujours plus nombreux, qui justifieront
qu'on "empucèle" des couches toujours plus larges
de la population. Un jour viendra où l'on ne pourra plus
vivre sans elle - comme c'est déjà le cas sur Internet
sans carte bancaire. Ce jour-là, on envisagera de l'implanter
systématiquement à la naissance. Son port deviendra
obligatoire. Se "dépuceler" sera criminel.
D'où vient l'exigence de traçabilité ? Elle
correspond au besoin antique d'assurer l'intégrité
des transactions génétiques et commerciales par
l'identification rapide des géniteurs sains et des débiteurs
fiables, ou de leurs contraires, les individus à risque.
La société y pourvoyait par toutes sortes de marquages,
à même la peau (tatouages...), sur les vêtements
(décorations, étoiles jaunes...) ou au moyen d'accessoires
(cartes d'identité, bracelets électroniques, etc.).
De nos jours, ce besoin est exacerbé
par l'émergence de pressions sociales nouvelles : d'abord,
l'idéologie du "zéro défaut" née
dans l'industrie s'est étendue à toute la société
qui cherche à écarter les individus défectueux.
L'aspiration au "risque zéro" joue dans le même
sens. Enfin, la perte de confiance résultant de la multiplication
des identités virtuelles sur les réseaux plaide
en faveur de moyens d'identification sûrs. VeriChip est
une réponse à ces pressions.
VeriChip et les gadgets électroniques faits pour nous
traquer ne représentent-ils pas l'avènement de
Big Brother ? Il y a là un saut quantique dont on ne mesure
pas encore la portée. Avec son VeriChip incarné
au plus intime de lui-même, l'homme n'est plus seulement
porteur d'une carte de crédit, il est sa carte de crédit.
Avec le VeriChip, je n'ai plus
besoin qu'un autre réponde de moi : la petite puce tapie
en mon sein répond pour moi et répond de moi. Mais,
en même temps, exactement comme jadis j'étais dénoncé
par ma carte bancaire en payant au péage, je deviens mon
propre délateur. Désormais, Big Brother saura à
chaque instant où je me trouve, et avec qui. L'il
de Big Brother pèsera sur moi, certes, mais comme un il
interne. VeriChip sera devenu le siège électronique
de la conscience.
Kevin Warwick, le professeur d'Oxford, rêve que les cerveaux
humains soient directement reliés entre eux. Fantasme
ou projet ?
Techniquement parlant, ces applications sont tout ce qu'il y
a de plus faisable. La technologie à la base du VeriChip
est même déjà obsolète. Les nanotechnologies
permettent de franchir un pas supplémentaire dans cette
direction. Mais l'avenir de ce type d'application réside
dans les biotechnologies. Après tout, nos cellules sont
emplies d'une substance particulièrement apte à
mémoriser et traiter des informations, l'ADN. La majeure
partie de cette mémoire demeure inexploitée - l'ADN
mitochondrial, notamment. Reste à développer un
lecteur graveur capable d'y inscrire des informations et de les
retrouver. Une version CD réinscriptible de l'ADN. On
disposerait ainsi d'un équivalent non intrusif du VeriChip.
À quelle cadence se fera "l'empucelage" de la
société ? Cela dépendra de l'évolution
de ces pressions, et de l'intensité des résistances
et des modes qui se feront jour. Selon qu'être empucelé
sera ou non vécu comme glamour, branché ou sexy,
cela pourra prendre de quelques années à plusieurs
décennies.
COMMENT ECHAPPER
A LA PUCE ?
Par Joël Labruyère
Après avoir déjà
tout enduré, nos contemporains accepteront les derniers
outrages car ils estiment avec fatalisme qu'ils n'ont pas le
choix. Déjà, on entend " ce n'est pas si grave
". Il n'y aura donc aucune révolte lorsque la loi
nous imposera la puce. Alors, comment feront les derniers résistants
pour passer à travers les mailles de la gestapo électronique
qui sonne le glas de la liberté ?
D'abord, il faut comprendre d'où
provient ce système de marquage identitaire.
A l'origine, la carte d'identité nationale est une invention
de la révolution française. L'individu devint alors
un être identifié, répertorié, suivi,
ne pouvant plus se déplacer, acheter, louer ou vendre
sous le nom de son choix, ni passer une frontière sans
être repéré. On voit combien le fichage "
démocratique " de l'identité nationale a réduit
la liberté individuelle.
La carte d'identité des révolutionnaires est la
matrice du système d'emprise qui va se refermer dans un
laps de temps qu'on ne peut pas encore préciser.
Les autorités évitent habilement de parler de cette
invention liberticide, laissant aux allumés de la conspiration
et aux écologistes le soin du dégazage préliminaire.
On habitue en douceur les éléments rebelles, sans
créer de vagues dans la population. Les opposants se répandent
en pétitions vaines, s'épuisent dans le vide philosophique
de la contestation par Internet, et finalement, puisque le danger
n'est pas imminent, ils passent à une autre marotte.
Alors, lorsque le moment sera venu, la puce, banalisée
et désamorcée, leur sera imposée dans le
dos. Pour riposter, il faudrait être plus habile que le
diable ce qui n'est pas facile
Lorsqu'on ne s'appuie pas sur un lobby, sur l'opinion publique
ou sur les masses, la contestation est stupide. C'est le signe
même de l'impuissance. Or, il faut agir. Mais y a t-il
une solution ?
Puisque notre identité nationale repose sur notre appartenance
à la république française, il faut se demander
si nous voulons continuer à appartenir à cette
communauté politique et administrative ?
Plus largement, voulons-nous être des citoyens de l'ordre
mondial dans lequel la république française est
une simple région administrative ?
Or, les lois de la république comme celles de l'ordre
mondial s'appliquent à tous les français et aux
citoyens du monde entier. Dès lors, comment nous soustraire
à l'une ou à l'autre, puisqu'ils sont fondus dans
la globalité juridique internationale.
Vous contestez les lois de la république ? Vous refusez
de vous soumettre à l'empucelage au nom de la liberté
de conscience ? Fort bien. Il ne vous reste alors qu'à
protester auprès des instances européennes et mondialistes,
ce qui vous ramènera vite à la case départ.
Vous vivez à présent dans l'ordre mondial. Il est
loin le temps où l'on pouvait émigrer pour échapper
à une tyrannie locale.
La loi impériale internationale s'applique aux Papous
comme aux fermiers de Lozère. Et la puce sera un instrument
d'identification " démocratique ". On ne pourra
pas y échapper par les voies légales.
Alors, comment sortir de l'enfermement ?
Il semble qu'il n'y ait aucune issue légale pour refuser
de faire comme tout le monde dans le nouvel ordre mondial, sauf
en dernier recours, l'objection pour raison religieuse. C'est
la seule justification qui pourrait être recevable au plan
juridique lorsqu'on observe les confessions qui ont fait accepter
des dérogations pour incompatibilité cultuelle
de leurs rites avec les lois laïques.
Ainsi, l'excision est officiellement interdite mais pas la circoncision.
Les cantines de la république - qui ne privilégie
personne - ne servent pas de porc aux musulmans.
Par de nombreux exemples, on voit que les religions ont obtenus
des dérogations de taille, alors que la justice refuse
la moindre entorse au citoyen isolé et récalcitrant.
Essayez de pratiquer la circoncision sur votre bébé
à l'aide du silex rituel utilisé quotidiennement
par les rabbins ! Vous verrez ce qu'en dit la direction des affaires
sanitaires et sociales ! Mais vous pouvez tailler des prépuces
à tour de bras, si vous démontrez votre appartenance
au Judaïsme orthodoxe.
Essayez d'égorger un mouton dans votre baignoire pour
la fête de l'Aït, sans être membre de la communauté
musulmane ! Vous verrez ce qu'en disent les ligues de défense
animale !
Partez errer librement à travers la France, confiné
dans une roulotte avec cinq gosses non scolarisés ! Vous
n'avez cette liberté que si vous êtes inscrit comme
membre de la communauté gitane des " gens du voyage
".
Entretenez un harem de femmes, habillées comme des paysannes
médiévales, auxquelles vous avez imposé
le vu de pauvreté, d'obéissance et de "
chasteté " ! Vous aurez à vos trousses les
médias, les ligues de défense des droits de l'homme,
sans compter les féministes. Mais si vous êtes organisé
en congrégation religieuse, sous l'obédience de
l'église catholique, alors faites ce que bon vous semble
de ces femmes ! Vous pouvez les expédier dans des bordels
pour missionnaires tout au fond de l'Afrique. Nul n'ira vérifier.
Des exemples de dérogation à la loi peuvent être
trouvés dans les confessions religieuses, et également
dans des communautés ethniques et idéologiques.
Par exemple, les députés sont immunisés
contre les conséquences de leurs actes délinquants
- ce qui peut aller jusqu'à l'absolution pour crime !
Quand a t-on entendu dire qu'un élu a été
condamné pour viol ou pour meurtre ? Or, ces messieurs
ne sont pas toujours que des petits voleurs de la nation !
Quand un médecin peut-il être accusé d'avoir
empoisonné dix personnes entre le lever et le coucher
du soleil, et d'en avoir envoyé au moins une par jour
à la morgue ? Cela n'arrivera jamais car l'ordre des médecins
le protège des tracasseries qui rendraient impossible
le beau métier de charlatan patenté.
Il faut donc appartenir à un groupe représentatif
et puissant pour se faire respecter. La république protège
ceux qui savent se protéger d'elle. Par contre, l'individu
isolé, qui n'est membre d'aucune loge, se sent bien esseulé
lorsqu'on lui reproche le vol d'une pomme.
Comme nous ne pouvons prétendre obtenir un privilège
découlant d'une déontologie professionnelle ou
d'une assermentation - à moins d'être politicien,
juriste, médecin, ou haut fonctionnaire - il faut nous
résoudre à faire valoir nos principes spirituels
intangibles.
Si vous refusez de vous soumettre à une obligation légale
que votre conscience réprouve, alors, faites respecter
vos principes spirituels, si vous en avez.
Bien entendu, en ce qui concerne la puce ou les vaccins, ce n'est
pas l'Eglise qui prendra votre défense car elle a choisi
son camp. Quant à elles, les ligues des droits de l'homme
vous riront au nez, et pire, elles vous poursuivront pour refus
de comportement civique.
Il ne reste donc qu'une seule possibilité : il faut adopter
une nouvelle identité - religieuse et nationale - et faire
respecter ce choix face aux autorités. On trouvera la
méthode téméraire, mais il n'y en a pas
d'autre.
C'est pourquoi, je déclare mon appartenance à la
Nation Libre dont les principes sacrés interdisent le
marquage de mon être à la manière du bétail.
Plutôt que d'attendre qu'on vienne vous marquer dans la
chair et l'âme, sortez de l'ordre mondial ! Faites-vous
enregistrer sur la dimension spirituelle par un acte de conscience,
et rejoignez votre famille d'esprit. Choisissez votre camp !
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