CRIMES DE GUERRE
Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]
Le gouvernement israélien a admis pour la première fois avoir utilisé des bombes au phosphore pendant sa campagne guerrière au Liban qui a duré 34 jours.

Jacob Edery, le ministre israélien en charge des relations
avec le parlement, a confirmé que l'armée a utilisé
ces bombes pour attaquer des "cibles militaires", durant
sa guerre contre le Hezbollah en juillet et en août. Auparavant,
Israël avait déclaré que ces bombes n'avaient
été utilisées que pour distinguer les cibles.
Durant ce conflit, des médecins, au Liban, ont signalé
avoir traité des civils qui avaient été touchés
par ce type d'obus, laissant leurs victimes avec des blessures
chimiques sévères qui peuvent être fatales.
Ces rapports ont conduit le président libanais, Emile Lahoud,
à accuser Israël d'avoir violé la Convention
de Genève, qui interdit l'usage du phosphore blanc, à
la fois comme arme incendiaire contre les civils et dans les attaques
aériennes contre les forces militaires dans les zones habitées
par des civils. Hier, un reportage publié dans le quotidien
israélien Haaretz a révélé que M.
Edery, la semaine dernière, a confirmé au parlement
qu'Israël avait utilisé ces bombes durant les opérations
de cet été.
Il n'a toutefois pas donné de détails pour préciser
si cela avait été utilisé dans des zones
habitées par des civils. Mais il a maintenu que ces armes
avaient été utilisées "en accord avec
la loi internationale".
S'exprimant au nom d'Amir Peretz, le ministre israélien
de la défense, M. Edery a déclaré : "L'armée
israélienne détient des armes au phosphore sous
différentes formes. L'armée israélienne a
utilisé des obus au phosphore durant la guerre contre le
Hezbollah contre des cibles militaires en terrain découvert".
De nombreuses organisations
des droits de l'homme, y compris la Croix-Rouge Internationale,
ont fait pression pour l'interdiction totale de ces bombes contre
tout être humain, alors que la Convention de Genève
n'accorde actuellement qu'une protection aux civils. Israël
a reconnu avoir fait usage de ces bombes après qu'un garçon
de 12 ans a été tué par un élément
d'une bombe à fragmentation qui a explosé dans son
village de Halta, au Sud-Liban.
Selon des fonctionnaires des services de sécurité,
Rami Ali Hussein Shibly ramassait des olives dans son village
lorsque la bombe a explosé, blessant son jeune frère.
Selon les Nations-Unies, son décès porte le nombre
total de victimes de ces bombes à fragmentation, depuis
le début du conflit au Liban, à 21 morts et 100
blessés.
Israël a été accusé, à la fois
par l'Onu et par les organisations des droits de l'homme, d'avoir
tiré au Liban jusqu'à quatre millions de bombes
à fragmentation durant sa guerre contre le Hezbollah, qui
s'est terminée par un cessez-le-feu négocié
le 14 août.
Les experts en déminage des Nations-Unies disent que jusqu'à
un million de bombes à fragmentation n'ont pas explosé
et continuent de menacer les civils, particulièrement les
enfants qui peuvent confondre ce matériel avec des piles
ou autres petits objets.
Au début du mois, l'organisme britannique de bienfaisance
Landmine Action a prévenu que le nombre de civils
qui seront victimes de ces bombes à fragmentation augmenterait
au fur et à mesure que les habitants du Sud-Liban retourneront
chez eux.

-- Le savoir pour eux La connerie pour nous http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm Article 19 (revu façon Nouvel Ordre Mondial) Tout individu n'a pas le droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit d'être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.